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Le motif du mont Fuji figurait sur de nombreux éléments du vêtement de l’époque d’Edo, entre autres le uchikake (surtout). Il ornait aussi bien les tenues de tous les jours que l’équipement des guerriers, casque, surtout, cuirasse, fourreau et garde de sabre. On le trouve même sur le dos des cuirasses de style occidental (gusoku). Pour les guerriers, il y avait de toute évidence une parenté entre les mots fuji (le mont Fuji) et fushi (« qui ne meurt pas » « immortel »).
On a conservé un surtout en laine orné d’un Fuji jaune sur fond noir qui aurait appartenu à Toyotomi Hideyoshi (1536-1598), l’artisan de l’unification du Japon. Dans le haut du vêtement, une longue flamme s’élève au-dessus du triple sommet de la montagne. L’homme qui portait une pareille tenue sur les champs de bataille devait certainement chercher à s’attirer la protection du mont Fuji. Le bas du surtout comporte des cercles de taille différente qui évoquent des gouttes d’eau. Le design très moderne de ce vêtement, qui réunit les trois éléments montagne, feu et eau, est particulièrement emblématique des croyances des Japonais et de leur sensibilité aigue vis-à-vis de la nature. |
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